Tu t'étonneras souvent du mur de mes silences,
ce mutisme inconscient où je plonge quand je pense...
C'est que parfois, la vie m'offre de ces instants
que je ne veux troubler de mots tonitruants;
ces moments d'émotion où je n'ose respirer,
de peur que la magie, soudain, en soit chassée;
lorsque l'un de mes rêves imite la vérité,
parce qu'il est éphémère, je ne veux rien gâcher !
Et je retiens mon souffle pour mieux m'en imprégner,
pour mieux m'en souvenir quand il sera passé...
Alors, plus rien n'existe que ces minutes intenses
que je cueille patiemment pendant mon existence;
et lorsque la tristesse m'envahit lentement,
je les mets bout à bout et je vis en rêvant;
je vis de mes fantasmes et de mes souvenirs
quand le réel parfois me fait un peu souffrir;
et si j'invente un monde rien que pour mon bonheur,
chacun peut y entrer par la porte douceur,
cueillir dans mon jardin tous les fruits défendus
que l'univers humain ne soupçonne même plus;
la fleur de l'amitié dans son terreau d'amour,
la fontaine du bonheur qui célèbre le jour,
mes torrents de passion libres de tout barrage
qui déferlent et m'enivrent quand mon corps se fait rage,
mes clairières à l'abri de la méchanceté
où un soleil de nuit nous regarde nous aimer;
au-delà des collines de leurs rouges dégradés,
le plus bel horizon que l'on puisse inventer;
des aveux d'amitié sans qu'il y ait de parole,
juste regards croisés et caresses qui s'envolent,
et des serments d'amour à peine murmurés
pour ne pas que s'échappe l'essentiel, la beauté,
un monde en demi-teinte, privé de certitude
pour ne pas s'envoler à force de lassitude,
l'espoir comme un moteur qui me fait avancer
que ces rêves, un beau jour, croisent la réalité.
ce mutisme inconscient où je plonge quand je pense...
C'est que parfois, la vie m'offre de ces instants
que je ne veux troubler de mots tonitruants;
ces moments d'émotion où je n'ose respirer,
de peur que la magie, soudain, en soit chassée;
lorsque l'un de mes rêves imite la vérité,
parce qu'il est éphémère, je ne veux rien gâcher !
Et je retiens mon souffle pour mieux m'en imprégner,
pour mieux m'en souvenir quand il sera passé...
Alors, plus rien n'existe que ces minutes intenses
que je cueille patiemment pendant mon existence;
et lorsque la tristesse m'envahit lentement,
je les mets bout à bout et je vis en rêvant;
je vis de mes fantasmes et de mes souvenirs
quand le réel parfois me fait un peu souffrir;
et si j'invente un monde rien que pour mon bonheur,
chacun peut y entrer par la porte douceur,
cueillir dans mon jardin tous les fruits défendus
que l'univers humain ne soupçonne même plus;
la fleur de l'amitié dans son terreau d'amour,
la fontaine du bonheur qui célèbre le jour,
mes torrents de passion libres de tout barrage
qui déferlent et m'enivrent quand mon corps se fait rage,
mes clairières à l'abri de la méchanceté
où un soleil de nuit nous regarde nous aimer;
au-delà des collines de leurs rouges dégradés,
le plus bel horizon que l'on puisse inventer;
des aveux d'amitié sans qu'il y ait de parole,
juste regards croisés et caresses qui s'envolent,
et des serments d'amour à peine murmurés
pour ne pas que s'échappe l'essentiel, la beauté,
un monde en demi-teinte, privé de certitude
pour ne pas s'envoler à force de lassitude,
l'espoir comme un moteur qui me fait avancer
que ces rêves, un beau jour, croisent la réalité.

